Calculer et appliquer un pourcentage de proportion

Calculer et appliquer un pourcentage d'évolution ou un coefficient multiplicateur

Mesurer un taux d'évolution global en % à partir d'évolutions successives

 

Le PIB était de 100 euros en 1982.

Il a augmenté successivement de 2%, 1.5%, 3.4%, de 4.6%, 3%, 1.5%, 3% les années suivantes en 1983, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988 et 1989.

 

ON NE PEUT PAS ADDITIONNER ces pourcentages d'évolution car chaque augmentation s'applique à un PIB qui a précédemment augmenté.

 

On est donc obligé d'utiliser les coefficients multiplicateurs correspondants/

 

Le PIB de 1982 a d'abord été multiplié par 1.02

puis ensuite par 1.015

puis ensuite par 1.034

et ainsi de suite.

 

Donc le PIB de 1982 a été multiplié par

1.02 X 1.015 X 1.034 X 1.046 X 1.03 X 1.015 X 1.03

=

1.2057

Cela signifie que le PIB a été MULTIPLIE PAR 1.206 entre 1982 et 1989.

Autrement dit

Le PIB a AUGMENTE de 20.6% entre 1982 et 1989.


Étudier un document en SES, méthode et modèle


1/ le document est présenté

  • type de graphique : courbe
  • titre : Partage de la valeur ajoutée des entreprises
  • source : INSEE
  • date / période 1980-2017
  • lieu : France ?
  • unité utilisée : % de la VA

2/ une phrase rédigée exprime correctement le sens précis d’une donnée tirée du document
En 1985, moins de 5% de la valeur ajoutée servait à rémunérer les propriétaires des entreprises.

Cette même année, près de 70% de la valeur ajoutée des entreprises servaient à la rémunération des salariés.

 

3/ il y a une réponse à la question posée

(ici la  question aurait pu être : Caractérisez l'évolution du partage de la VA entre 1980 et aujourd’hui en France)

  • ...en fonction des données du doc (qui figurent donc dans votre texte)
  • l’expression écrite est réfléchie
  • l’expression est précise / fait attention au sens des données exprimées
  • les idées sont classées par ordre de priorité (il y a donc au moins deux paragraphes)
  • efforts pour corriger les phrases
  • orthographe
  • grammaire
  • connecteurs logiques
  • il y a (au moins) une phrase d’amorce
  • il y a une phrase (au moins) de conclusion (rappel de la réponse à la question)
  • vous écrivez en pensant au lecteur

Amorce

Une journée de grève a eu lieu le 9 octobre en France, montrant le mécontentement des salariés en France. Un des sujets de débat aujourd'hui est bien le niveau de vie des salariés, qui n'augmente pas suffisamment aux yeux des syndicats de salariés. D'un autre côté, les entreprises et particulièrement leurs propriétaires, les actionnaires, estiment qu'ils doivent continuer à gagner de l'argent pour continuer à investir... Que peut-on dire aujourd'hui du partage de la valeur ajoutée dans la réalité statistique ?

 

démarche en entonnoir (on va du constat le plus large vers le plus détaillé)

Tout d'abord la tendance générale du partage de la valeur ajoutée en France se caractérise par une diminution de la part des salaires dans la VA, qui perd 10 points entre 1980 et aujourd'hui, tandis que la part des dividendes, autrement dit celle de la rémunération des propriétaires de l'entreprise double.

 

Toutefois cette évolution ne s'est pas faite de façon régulière sur l'ensemble de la période.

On remarque une première période, allant de 1980 à 2008, durant laquelle la part de la valeur ajoutée attribuée au facteur travail a régulièrement diminué, passant de 70% à un peu plus de 50% de la valeur ajoutée, soit une diminution de près de 20 points.

Parallèlement, on observe l'évolution inverse du point de vue de la part des dividendes dans la valeur ajoutée, qui elle, a presque a été multipliée par deux, en passant de 5% à 10% de la valeur ajoutée des entreprises. Quand deux variables évoluent symétriquement on parle de CORRÉLATION, inverse ici, puisque quand l'une descend  l'autre monte.

 

Mais, à partir de 2008, la part des salaires en % de la VA augmente à nouveau, passant de 55 à 60% de la valeur ajoutée, soit une augmentation de 5 points.

Pourtant, dans le même temps, la part des dividendes est restée la même, autour de 10% de la Valeur ajoutée.

(facultatif : )

On peut en déduire que les autres dépenses des entreprises en pourcentage de la VA ont diminué : soit elles paient moins d'intérêts parce qu'elles ont moins emprunté, soit (et c'est même certain) elles doivent payer moins d'impôts.

 

(réponse à la question, qui aurait pu être : Caractérisez l'évolution du partage de la VA entre 1980 et aujourd’hui en France)

En définitive, on remarque donc que le partage de la valeur ajoutée en France  reste favorable aux actionnaires des entreprises, qui maintiennent leur part à 10% de la valeur ajoutée alors qu'au début des années 80, cette part était deux fois moins importante. Les salariés quant à eux ont vu leur part de rémunération décroître dans la richesse créée (passant globalement de 70% à 60% de la VA entre 80 et 2017), même si la part de la rémunération du facteur travail a augmenté à nouveau depuis 2008