SOMMAIRE

PARTIE 1 - Comment faisons-nous pour survivre dans un monde où les ressources sont limitées ?
PARTIE 2 - Comment vivre ensemble alors que nous sommes différents ?
PARTIE 3 - Comment savoir si les richesses créées permettent à tout le monde de bien vivre ?

PARTIE 4 - le marché est-il le système le plus efficace pour garantir la satisfaction du plus grand nombre ?
PARTIE 5 - Non seulement nous vivons en société, mais nous adorons faire partie d'un groupe et aussi d'un réseau !
PARTIE 6 - La monnaie pour compter, échanger et accumuler
PARTIE 7 - Le pouvoir politique permet de réguler le fonctionnement de l'économie et de la société

 

LE MANUEL

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Sommaire année de 1ère ES en SES
SOMMAIRE Sciences Economiques et Sociale
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D'AUTRES RESSOURCES


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PARTIE 1 - Comment faisons-nous pour survivre dans un monde où les ressources sont limitées ?

Dès que les êtres humains se sont installés sur un territoire, environ 6 000 ans avant notre ère, s’est posée la question de la production et de la répartition des ressources, forcément limitées, pour satisfaire au mieux les besoins humains.

L’économie étudie donc la manière dont les individus, les groupes, les sociétés utilisent des ressources rares en vue de satisfaire au mieux leurs besoins.

 

Un peu de vocabulaire

  • L’économie s’intéressent aux individus qu’elle appelle agents économiques, comme les ménages et les entreprises.
  • Ces agents économiques ont des objectifs que l’économie appelle besoins.
  • On distingue biens rares (les “biens économiques” dont la quantité est limitée) et les biens “libres” qui existent en quantité illimitée (comme l’air).

Le problème de la rareté a, dans l’Histoire, été le plus souvent résolu par la violence (domination, guerres, conflits), jusqu’à ce que le progrès technique s’accélère à partir du 19e siècle. Dans le même temps, la liberté individuelle (Lumières, 18e s.) a amené une nouvelle conception de l’organisation économique, à travers le marché. Dès lors la science économique a cherché quels sont les meilleurs choix possibles compte tenu des ressources dont disposent les agents économiques. Elle cherche aussi les moyens d’accroître ces ressources pour accroître les possibilités de choix.

 

Dans cette première partie,

  • nous étudierons donc cette notion de rareté (Eco 1-1)
  • Nous verrons ensuite comment on mesure les richesses produites dans une économie (Eco 1-2), et que cela ne va pas de soi…
  • Enfin (RC 1), nous verrons que l’activité de production renvoie les êtres humains à des questions sociales : il faut coopérer pour produire, mais cela ne va pas sans conflit non plus...

Eco 1-1 Dans un monde aux ressources limitées, comment faire des choix ?

Eco 1-2 Que produit-on et comment le mesure-t-on ?

RC 1 Comment les rapports sociaux s’organisent-ils dans l’entreprise ?

Eco 1-1 Dans un monde aux ressources limitées, comment faire des choix ?

Ressources

  • manuel p. 22-25
  • chronologie faite en cours
  • padlet ci-contre

Plan de la leçon

1/ Comment pensait-on avant ? Où est le problème ?

2/ Puis la science économique est née…

a/ économistes libéraux néoclassiques et rationalité individuelle : les choix dépendent de l'utilité d'un bien

b/ le choix du consommateur dépendent de sa contrainte budgétaire


Eco 1-2 Que produit-on et comment le mesure-t-on ?

Ressources

  • manuel p. 26-29
  • padlet ci-contre

Plan de la leçon

1/ Pourquoi produire ?

2/ De nombreux agents économiques différents produisent des marchandises différentes pour satisfaire des besoins différents

3/ les entreprises en particulier créent une richesse en produisant des biens et services marchands

4/ C'est pourquoi les entreprises cherchent par tous les moyens à accroître la richesse produite

5/ Il faut donc que les entreprises soient informées de leurs performances.


PARTIE 2 - Comment vivre ensemble alors que nous sommes différents ?

Les sociologues nous ont appris depuis le 19e siècle (E. Durkheim, M. Weber) que pour vivre en société, nous devons apprendre à vivre ensemble dès notre naissance. Autrement dit, nos manières de faire, de penser, de parler, manger... ne sont pas innées, mais acquises, intériorisées du début à la fin de notre vie. C'est ce que l'on appelle le processus de socialisation.

 

Des instances de socialisation (primaires : famille, école - et secondaires : groupes de pairs, médias, travail, couple, citoyenneté) nous transmettent des normes et des valeurs, qui forment une culture commune à l'intérieur d'un groupe donné. Adhérer à cette culture, c'est être intégré dans ce groupe.

 

Ainsi, la socialisation de l'enfant est influencée par les normes et les valeurs mises en avant dans ses divers groupes d'appartenance : son groupe de genre (féminin / masculin) et son milieu social (défavorisé / favorisé) notamment. La socialisation va alors s'appuyer sur des représentations simplistes  (appelées stéréotypes), qui peuvent enfermer les individus dans des rôles bien particuliers.

 

Mais ce processus de socialisation n'est pas un long voyage tranquille.

En effet, dès que l'on se confronte à un nouveau groupe social, avec des normes et des valeurs éloignées des nôtres, une nouvelle socialisation s'enclenche, pour qu'on soit capable de s'intégrer à ce nouveau groupe.

 

Ou alors, si on persiste à agir selon des normes et des valeurs distinctes, notre comportement devient déviant et le contrôle social peut nous le rappeler, avec des sanctions qui visent à nous faire changer de normes et de valeurs...

Jouez aux cartes pour mémoriser les notions du chapitre socialisation primaire !

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Quelle que soit notre socialisation (primaire et secondaire), il arrivera toujours un moment, même bref, où notre comportement ne sera pas complètement conforme aux normes et valeurs en vigueur dans notre société.

Il suffit pour cela de changer de milieu social, par exemple quand on arrive en classe de 2nde... En apparence, tout le monde semble avoir les mêmes repères, voire les mêmes façons de s'habiller. Et pourtant. Et pourtant, de multiples détails peuvent détonner : la façon de parler, de s'habiller, le téléphone qu'on a (ou pas), les séries qu'on regarde (ou pas), la musique qu'on écoute (ou pas), les notes qu'on à l'école... Tout peut faire de vous un déviant, à savoir un individu qui enfreint les normes et les valeurs dominantes dans un groupe donné.

Face à cela, les groupes sociaux, voire la société dans son ensemble, exerce une contrainte sur l'individu pour le pousser à rentrer dans la norme,  à se conformer aux normes et valeurs dominantes : c'est le contrôle social.

 

Le contrôle social peut être

  • formel (par des institutions telles que la police ou la justice, pour faire respecter les normes sociales écrites, autrement dit les normes juridiques). Cette forme de contrôle social tend à augmenter dans les sociétés contemporaines.
  • informel (pression diffuse de l'entourage - village, quartier, famille, religion) de l'individu pour faire respecter les normes sociales). Cette forme de contrôle social tend à se réduire dans les sociétés contemporaines.

 

Le contrôle social des individus s'exerce à travers de sanctions ; ces sanctions peuvent être positives, quand il s'agit d'encourager, de récompenser, pour valoriser un comportement que la société présente comme un modèle. L'hommage populaire rendu à Johnny Hallyday le samedi 09 décembre 2017 en est un bel exemple, mais cela peut être aussi illustré par les petits cadeaux qu'on peut faire à un enfant qui s'est "bien conduit", ou un super cadeau de Noël pour les bonnes notes du premier trimestre.

 

Et bien sûr ces sanctions peuvent être négatives, quand la société punit les individus pour leur comportement déviant, c'est-à-dire non conforme aux normes et valeurs sociales en vigueur dans la société. Le cas le plus évident est le recours à la moquerie, utilisée pour dévaloriser le comportement d'un individu, à travers ses choix vestimentaires, musicaux, sa manière de parler, son accent, son genre...(la liste est infinie, en fait).

 

La notion de contrôle social est importante aujourd'hui si l'on veut réfléchir à l'impact des nouvelles technologies de l'information et de la communication comme instrument de contrôle massif des comportements individuels. Par exemple la géolocalisation permet à chacun de connaitre la position géographique  de chacun. N'est-ce pas la motivation première de tout parent qui décide d'acheter un téléphone portable à son enfant ?!  Mais d'un autre côté cela signifie une vraie régression des libertés fondamentales des individus, comme la liberté d'expression et de circulation.

 

 

Comment devient-on déviant ?

Donc nous devenons déviants dès que nous transgressons les normes et les valeurs propres à un groupe social ou à une société. Donc, tout dépend du groupe ou de la société dans laquelle je vis ! Je peux être tout à fait conforme et intégré/e dans ma société, dans mon groupe et tout à coup être déviant parce que j'ai changé de groupe. Cela va sûrement se produire si je dois migrer d'un pays à l'autre, volontairement ou non. En France, il est ainsi fréquent d'avoir des relations assez intimes avec ses collègues de travail, on se raconte beaucoup de choses autour de la machine à café. Mais aux États-Unis, on ne va pas jusque là, et c'est même une attitude qui va être jugée assez déplacée, car trop intrusive... déviante, en fait.  A partir de là, soit je décide de me conformer aux normes américaines, pour m'intégrer (mais c'est dur, cela va à l'encontre de mes propres valeurs), soit je résiste et je choisis d'être déviant/e.

 

Pour certains sociologues, c'est ainsi que JE choisis d'être de mener une carrière de déviant/e : les autres vont stigmatiser mon attitude, ce qui va amplifier mon attitude déviante (je vais jouer à la "Frenchie", en surjouant les stéréotypes, juste pour embêter le monde), et en fait je vais ainsi m'exclure peu à peu de la société qui m'accueille, et de ses normes.

 

Pour d'autre sociologues, à la suite d’Émile Durkheim, la déviance est le résultat d'une situation d'anomie, c'est-à-dire une situation où les normes sont affaiblies ou absentes. Et alors on devient déviant sans le savoir ni même le vouloir, faute de connaître les règles à respecter. Ainsi, comme dans notre société, la réussite et le travail scolaires ne permettent pas de dépenser l'argent sans compter, on peut chercher des moyens plus directs - mais illégaux - de gagner de l'argent. Les disciples de Durkheim  verraient dans cette déviance le résultat de l'anomie, elle-même causée par les  lacunes dans la socialisation des individus, qui ne leur a pas fait intérioriser les normes et valeurs de la société.

Le cri, Eward Munch, 1885. (Anomie ? )
Le cri, Eward Munch, 1885. (Anomie ? )

Toute délinquance est une forme de  déviance mais toute déviance n'est pas délinquance.

La délinquance, c'est la transgression d'une norme juridique (une loi écrite) ; c'est donc une sous-partie de la déviance (l'autre sous-partie, beaucoup plus volumineuse, étant constituée des comportements qui transgressent des normes sociales non écrites, implicites).  Autrement dit la délinquance n'est qu'un cas particulier de déviance.

 

Mais si ce n'est qu'un cas particulier de déviance, la délinquance occupe une place de premier plan dans les débats publics, parce qu'on on y voit souvent la preuve (ou non) que les individus seraient plus ou moins respectueux des normes sociales, plus ou moins intégrés dans la société.

 

Le problème, c'est qu'il est difficile de mesure la délinquance dans un pays. En effet, il peut y avoir un monde entre les chiffres fournis par la police et la justice et ceux de la délinquance réelle, pour beaucoup de raisons : les femmes ont longtemps passé (et passent encore) sous silence un grand nombre de délits commis à leur encontre par peur du contrôle social informel (le qu'en dira-t-on en cas de violence conjugale, de harcèlement sexuel et de viol) ; d'autres ne se donnent pas la peine de signaler des vols, parce qu'ils pensent que les auteurs ne seront jamais poursuivis. La police, quant à elle, peut tout à coup faire monter certains chiffres parce que le pouvoir politique exige une image d'efficacité sur telle délinquance (trafic de drogue) plutôt que sur tel autre (fraude fiscale).  C'est ce que l'on appelle le chiffre noir de la délinquance.

 

C'est pourquoi on utilise de plus en plus les enquêtes de victimation, qui consistent à enquêter auprès d'un échantillon représentant la population afin de déterminer la proportion de personnes victimes d'un acte de délinquance. Évidemment, ces enquêtes elles-mêmes sont approximatives, puisqu'elles reposent sur les déclarations spontanées des gens, sans qu'on puisse en vérifier la véracité.

schéma d'Amélie S.
schéma d'Amélie S.

Mémoriser les notions de la 2ème partie avec les jeux de cartes de Gurunes :

 

PARTIE 3 - Comment savoir si les richesses créées permettent à tout le monde de bien vivre ?

Un peu plus haut, nous avons vu comment les êtres humains tentaient depuis toujours de lutter contre le problème de la rareté. Autrement dit, les ressources disponibles pour satisfaire l'immensité des besoins humains ne sont pas extensibles... Elles ne sont a priori jamais suffisantes pour satisfaire ces besoins. C'est pourquoi nous avons peu à peu inventé un système qui permet de produire plus de richesses, c'est-à-dire qui permet de créer une valeur ajoutée : ce surplus de richesse généré par la combinaison du facteur travail et du facteur capital va devoir ensuite être reversé aux individus qui ont contribué à la création de ce surplus de richesse.

Et là, c'est un autre vaste problème : qui gagne combien et pourquoi ? Comment va-t-on partager cette richesse ? au nom de quel principe ? Doit-on donner plus à ceux qui le méritent ? Doit-on donner un peu à tout le monde par souci d'égalité ?

Qu'en pensez-vous ?