PARTIE 1 - Comment faisons-nous pour survivre dans un monde où les ressources sont limitées ?
PARTIE 2 - Comment vivre ensemble alors que nous sommes différents ?
PARTIE 3 - Comment savoir si les richesses créées permettent à tout le monde de bien vivre ?

PARTIE 4 - le marché est-il le système le plus efficace pour garantir la satisfaction du plus grand nombre ?
PARTIE 5 - Non seulement nous vivons en société, mais nous adorons faire partie d'un groupe et aussi d'un réseau !
PARTIE 6 - La monnaie pour compter, échanger et accumuler
PARTIE 7 - Le pouvoir politique permet de réguler le fonctionnement de l'économie et de la société

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SOMMAIRE Sciences Economiques et Sociale
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1. Comment les individus s'associent-ils pour constituer des groupes sociaux ?

Notions

Groupe d'appartenance : milieu social auquel les instances de socialisation et les individus socialisés appartiennent.

Groupe de référence : milieu social dont s'inspire une instance de socialisation, sans appartenir à ce milieu. Cet agent de socialisation va emprunter des valeurs et des normes dans son action socialisatrice à ce milieu de référence.

Groupe primaire : groupe social stable, de taille limitée dont tous les membres se connaissent et ont entre eux des relations directes. Exemples : la famille, les voisins, les amis.

Groupe secondaire : groupe social constitué d'un grand nombre d'individus. Le comportement des individus y est dicté par leur statut et les rôles qui en découlent. Leurs relations y sont donc surtout fonctionnelles. Exemples : syndicats, partis politiques, associations.


Notions en plus

Catégorie sociale : définition strictement statistique d'un regroupement d'individus qui ont une ou des caractéristiques communes (groupe d'âge, de genre, groupe socioprofessionnel...) SANS existence a priori de sentiment d'appartenance partagé, ni interactions fortes entre tous ses membres) - Exemple : les CSP (ou PCS)

Groupe social : ensemble d’individus qui se reconnaissent entre eux et qui sont reconnus par les personnes extérieures au groupe. Les membres d’un groupe social sont donc unis

  • par des liens, des interactions entre eux,  de nature et d’intensité variée
    • relations de face à face avec de l’affection et de l’intimité (par exemple au sein d’une famille ou d’un groupe d’amis)
    • relations plus impersonnelles, plus indirectes (comme entre les membres d’un même parti politique ou d’une même entreprise).
  • par un sentiment d’appartenance au groupe.

CSP / PCS : en réalité, c'est PCS pour l'INSEE : Professions et Catégories Socioprofessionnelles. Cela désigne la façon on regroupe les individus en France en catégories statistiques, selon

  • statut : travailleur indépendant (PCS 1 et 2) / salarié (PCS 3, 4, 5, 6)
  • position hiérarchique (niveau de qualification) décroissant : PCS 3 > PCS 2 > PCS 5 et 6
  • secteur d'activité : employés (services) PCS 5 - ouvriers (industrie) PCS 6

Conscience d'appartenance : Avoir le sentiment d'appartenir à un groupe social.

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2. Comment les réseaux sociaux fonctionnent-ils ?

Notions

Capital social (sociologie) : ensemble des réseaux sociaux (familiaux, amicaux, professionnels, etc...) qu'un individu peut mobiliser pour atteindre un objectif comme trouver un emploi par exemple.
On peut également appliquer cette notion à un groupe d'individus qui peut également mobiliser ce réseau relationnel pour mener des actions collectives et atteindre ses objectifs.

Sociabilité : ensemble des relations qu'un individu ou un groupe peut entretenir avec les autres. Elle peut aussi se mesurer par la capacité à pénétrer les réseaux sociaux. Des formes de sociabilité différentes selon les réseaux sociaux que l'on examine peuvent apparaître.

Réseau social : ensemble de relations entre des individus ou des groupes d'individus. Ce réseau peut être représenté sous la forme d'un graphe sur lequel chaque point représente un individu et chaque relation entre deux individus est symbolisée par une ligne les reliant.

Plus de 5 millions de Français en situation d'isolement selon l'enquête "Solitudes" réalisée en 2016 par la Fondation de France

Un Français sur dix est en situation objective d’isolement. Ils ne rencontrent et passent du temps avec d’autres personnes que très rarement (uniquement quelques fois dans l’année voire jamais), quels que soient les réseaux de sociabilité étudiés dans l’enquête: famille, amis, voisins, vie associative et professionnelle.

source

Stage de 3ème  : quand des entreprises s'ouvrent aux élèves sans réseau...

  • Dans les années 90, l’anthropologue britannique Robin Dunbar avait fixé à 148 la limite cognitive du nombre de personnes avec lesquelles un individu peut avoir des relations stables. Selon lui, au-delà de ce nombre, les capacités intellectuelles de l’être humain ne suffisent plus pour assurer une relation sociale pérenne et le bon fonctionnement du groupe ou de la communauté.
  • La force des liens faibles. Une citation de Granovetter – « Il y a davantage d’informations qui circulent entre les individus à travers des liens faibles qu’à travers des liens forts. Parce que nos amis proches tendent à être dans les mêmes cercles sociaux que nous, alors les informations qu’ils reçoivent correspondent fréquemment avec celles que nous connaissons déjà. Nos relations, par contraste, connaissent des personnes que nous ne connaissons pas et, ainsi, ils reçoivent plus d’informations nouvelles. Ce phénomène se produit en partie parce que nos relations nous sont typiquement moins semblables que nos amis proches et en partie parce qu’ils passent moins de temps avec nous. Comme ils appartiennent à des cercles différents des nôtres, ils nous connectent à un monde plus large. Ils peuvent alors être de meilleures sources d’informations quand nous avons besoin d’en savoir plus que ce qui est connu par notre groupe social, comme par exemple pour la recherche d’un emploi ou l’obtention d’un service rare. Ceci est vrai même si nos amis proches sont plus motivés que nos relations pour nous aider ; la structure sociale peut être plus déterminante que la motivation. Cela est l’un des aspects de ce que j’ai appelé « la force des liens faibles » (Granovetter, 1973, 1983).
  • Environ 1 chômeur sur 3  recherche un emploi via son profil professionnel sur les réseaux sociaux numériques.(INSEE)
  • En novembre 2011, Facebook publie, en partenariat avec l'Università degli Studi di Milano, une étude traitant, en partie, du sujet du "petit monde" de Milgram. Celle-ci est basée sur un échantillon de 721 millions de personnes (soit l'ensemble des utilisateurs du réseau social, à cette époque). On y apprend que, désormais, chaque personne est reliée en moyenne par une chaîne de 4,74 relations à n'importe quelle autre.

Notions en plus

 

Habitus et trois capitaux selon Pierre Bourdieu (sociologie) : Concept développé par Pierre Bourdieu désignant l'ensemble des goûts, des préférences, des dispositions à agir, à parler, à sentir les choses que l'on acquiert au cours du processus de socialisation. Cet habitus détermine nos réactions face à des situations nouvelles. Il permet de faire le lien entre la position occupée dans l'espace social et le style de vie adopté

Cet habitus repose sur 3 ressources (3 capitaux) plus ou moins hérités par un individu de son milieu social :

  • capital économique + ou - (revenus et patrimoine, niveau de vie)
  • capital culturel + ou -   : maîtrise de la langue, connaissances, diplômes...
  • capital social + ou -  : ensemble des réseaux sociaux (familiaux, amicaux, professionnels, etc...) qu'un individu peut mobiliser pour atteindre un objectif comme trouver un emploi par exemple.

Granovetter / Force des liens faibles : Mark GRANOVETTER (né en 1943) - Sociologue américain ayant particulièrement participé au développement de la sociologie des réseaux sociaux.
1974 : "Getting A Job: A Study of Contacts and Careers"
1988 : "Le marché autrement. Les réseaux dans l'économie" (traduit en français en 2000).

Il a notamment développé la théorie de "la force des liens faibles" :
Les liens faibles permettent de pénétrer des réseaux sociaux différents et plus diversifiés que ceux auxquels on accède par ses liens forts  : les liens faibles sont donc  une opportunité particulièrement intéressante, notamment dans le cadre de la recherche d'un emploi. Ces liens faibles seront alors plus efficaces, plus forts que les liens forts.

 

Intégration / exclusion sociale :

L'intégration sociale est un processus permettant à un individu ou à un groupe de devenir membre d'un groupe plus vaste en adoptant les valeurs et les normes qui lui sont spécifiques.

L'exclusion sociale désigne l'isolement d'un individu ou d'un groupe en raison d'un éloignement trop grand avec les normes de comportement les plus répandues dans la société. Cet isolement peut être volontaire ou subi. Il est souvent la conséquence d'une grande pauvreté liée à la perte d'emploi et aux phénomènes de désaffiliation ou de disqualification sociale qui s'ensuivent. Cette situation se caractérise par une forte réduction de ses relations avec ses réseaux sociaux.

Inégalités : Différence se traduisant par des avantages ou des désavantages. Ainsi la couleur de cheveux est une simple différence qui a priori ne génère ni avantages ni désavantages. Par contre, le sexe, autre différence, génère pour les femmes des désavantages sur le marché du travail (emploi, salaires). Il s'agit donc là d'une inégalité.
 

Socialisation

Normes

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