Plan

1 - Pourquoi un ordre politique ? [p266-273]


2 - Quelles sont les formes institutionnelles de l’ordre politique ?

[p274-286]


3 - Pourquoi la puissance publique intervient-elle dans la régulation des économies contemporaines ? [p142-148]


4 - Comment le budget de l’État permet-il d’intervenir dans l’économie ? [p150-164]

 

5  - Quelles politiques économiques ? [p166-186]


6 - Comment l’État Providence contribue-t-il à la cohésion sociale ? [p308-314]

7 - Comment un phénomène social devient-il un problème public ? [p316-328]

Notions

État - État-nation - souveraineté

 

État de droit - État unitaire/fédéral - démocratie représentative / participative

 

Fonctions économiques de l’État (allocation, répartition, stabilisation)

 

Prélèvements obligatoires - dépenses publiques - déficit public - dette publique

 

Demande globale - inflation - chômage - déséquilibre extérieur - politique budgétaire, politique monétaire

Solidarité - désaffiliation - disqualification sociale

 

 

Agenda politique - action publique


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1 - Pourquoi un ordre politique ? [p266-273]

Pourquoi n'y a-t-il pas de société humaine sans pouvoir politique ? Peut-on imaginer une société sans pouvoir politique ? 

Questions difficiles, qui pourtant traversent l'Histoire depuis les philosophes grecs, jusqu'à chacune de nos conversations.

Une première vision : le pouvoir est une chose naturelle, s'oppose à une seconde vision : le pouvoir est le résultat d'un contrat passé entre les êtres humains (un contrat social, dirait Rousseau).

Mais comment justifier le pouvoir de quelques-uns dans un tel contrat social ? Comment expliquer que tous les autres acceptent d'obéir ?

Dans leur état originel, "L'Homme est un loup pour l'Homme", dirait Thomas Hobbes dans le Léviathan (1651). Le pouvoir politique est alors une nécessité, soit pour veiller à ce que les relations entre les êtres humains demeurent harmonieuses, soit pour détenir à lui seul le monopole de la violence légitime, pour le bien de l’humanité. Au lieu d'obéir à la loi du plus fort, on choisit librement d'obéir à la loi érigée par un État de droit.

Notions

État : sur le plan politique, l'État désigne une forme d'organisation politique et juridique appliquée sur un territoire déterminé et une population résidente sur ce territoire. L'État dispose du monopole de la violence physique légitime (Max Weber).

État-nation : association d'un État (forme d'organisation politique et juridique appliquée sur un territoire déterminé) et d'une nation (ensemble d'individus partageant une culture, une histoire communes). Cette association est assez fréquente. Toutefois on peut observer des nations sans État (palestiniens, kurdes, corses, basques, bretons,...), des États sans nation (pays africains dont les frontières ont été tracées sans considération des nations qui les constituent), des États comportant plusieurs nations (Royaume-uni : gallois, écossais, anglais, irlandais du Nord)

Souveraineté : désigne le droit exclusif d'exercer le pouvoir politique dans un État, sans avoir à se référer à une autorité supérieure.

TRAVAIL 

prise de notes et reprise de notes sur votre cahier 

mémorisez

 



2 - Quelles sont les formes institutionnelles de l’ordre politique ? [p274-286] 

L'origine commune du pouvoir politique n'empêche aucunement que pouvoir politique revête diverses formes selon l'histoire et la géographie des territoires. La France a ainsi une tradition très ancienne d’État-unitaire très centralisé (Ha, Paris...) mais d'autres pays se réfèrent à un modèle d’État-fédéral (les Länder allemands, les États-Unis d'Amérique...) dans lesquels le pouvoir est beaucoup plus décentralisé.

La grande invention du 19e siècle a été le concept de nation, qui associe un État (forme d'organisation politique et juridique appliquée sur un territoire déterminé) et une nation (ensemble d'individus partageant une culture, une histoire communes)... Bien que cela ne soit pas toujours vrai et engendre des conflits incessants, comme on peut le voir aujourd'hui entre l'Espagne et la Catalogne par exemple. Le plus souvent c'est la construction d'un sentiment national, d'une identité qui crée la nation (et non l'inverse), avec le risque, forcément, de dérive vers le nationalisme. (qui consiste à exalter des valeurs nationales, ce qui peut conduire à les considérer comme supérieures à celles des autres [non nationales], et donc peut conduire à la xénophobie et au racisme).

On voit bien aujourd'hui que ces "vieilles" questions continuent de traverser la vie politique de tous les pays.

A ceci s'ajoute un nouveau problème : nous vivons dans une démocratie représentative, mais les citoyen/nes expriment, par leur abstentionnisme ou leurs votes extrêmes, le sentiment de ne plus être représenté.e.s par leurs élus. C'est pourquoi des expériences de démocratie participative, incluant davantage les citoyen.ne.s dans les décisions publique, sont mises en place depuis quelques années.

Notions

État de droit : État dans lequel les élus sont soumis aux règles de droit et dans lequel ils ne peuvent édicter des lois contraires aux principes fondamentaux du droit inscrit dans la Constitution. Cet État se caractérise également par une stricte séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

État unitaire : État dans lequel tous les citoyens sont soumis au même et unique pouvoir. La France se trouve dans ce cas.

État fédéral : C'est un ensemble d'États qui se sont unis et qui ont une certaine autonomie tout en reconnaissant une autorité supérieure commune. Le partage des compétences entre cette autorité supérieure (État fédéral) et les États fédérés est très variable selon les pays. Il est ainsi différent aux États-unis et en Allemagne.

Démocratie représentative : Régime politique dans lequel la volonté des citoyens s'exprime par l'intermédiaire de représentants élus.

Démocratie participative : Régime politique dans lequel les citoyens participent avec les élus aux prises de décisions.

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TRAVAIL N°1 pour le vendredi 13 avril, 18h

Plan détaillé de dissertation page 287

Intro et conclusion rédigées

Titre de chaque partie et sous-parties sous forme de phrase

2 AEI par sous-partie

transitions rédigées

+ grille d'évaluation complétée

travail évalué à rendre sur le padlet attribué à chaque groupe


Groupes de travail (cliquez et vous arriverez sur votre padlet)

Titouan/Nell/ Erven

Léo/Elyse/Louise

Léa/Christelle/Marie

Mathys/Thibault/Emma

Chloé/ Daniel /Julie



3. Pourquoi la puissance publique intervient-elle dans la régulation des économies contemporaines ? [p142-148]

Quoiqu'il en soit, le domaine d'intervention de l’État n'a cessé de croître dans le monde occidental depuis le moyen âge,  avec un tournant décisif à la fin du 19e siècle. Jusque-là, l’État se limitait aux fonctions d'un "État-gendarme", c'est-à-dire aux fonctions régaliennes : défendre la société de tout acte de violence ou d'invasion de la part des autres pays (sécurité extérieure, armée), protéger chaque membre de la société contre l'injustice et l'oppression d'un autre membre (sécurité intérieure, police, justice).

Mais la société capitaliste du 19e s. est devenue très inégalitaire et instable. Les industries risquent sans cesse la faillite, faute de consommateurs suffisamment nombreux et riches pour acheter leur production. Les guerres de plus en plus coûteuses pour l’État s'enchaînent et nécessitent aussi des recettes et des dépenses publiques de plus en plus lourdes.  C'est la grande crise des années 1930 (The Great Depression), dans sa dimension mondiale, qui va pousser les gouvernements à adopter pour la première fois une vision non libérale (au sens économique) de l’État, inspirée par la théorie keynésienne.

Notions

Fonctions économiques de l’État (allocation, répartition, stabilisation) :

L'économiste américain Richard Musgrave attribue trois fonctions économiques à l'État :

* l'allocation des ressources
* la répartition des richesses

* la stabilisation de l'activité

Puissance publique : ensemble d'acteurs publics chargés d'organiser des activités pour la collectivité : organismes supranationaux (BCE par ex), nationaux (ministères, direction de la répression des fraudes, caisses d'assurance maladie..) ou locaux (conseils départementaux, régionaux, mairies)

 

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4 - Comment le budget de l’État permet-il d’intervenir dans l’économie ? [p150-164]

Notions

Prélèvements obligatoires : Ensemble des impôts et des cotisations sociales perçus par les administrations publiques (État central + Administrations de sécurité sociale + Collectivités locales).

Dépenses publiques : Ensemble des dépenses réalisées par les administrations publiques.

Déficit public : Situation caractérisée par des dépenses des administrations publiques supérieures à leurs recettes. (à distinguer de déficit budgétaire : quand les dépenses de l'Etat central sont supérieures à ses recettes).

Dette publique : Dette contractée par les administrations publiques pour financer un déficit public. Une dette représente les sommes empruntées qui n'ont pas encore été remboursées.


Le budget de l’État

Mur budgétaire ?!

La protection sociale

Calculer l'impôt sur le revenu


Un article d'Alternatives Économiques sur les choix de politiques économiques. Merci Marius !

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5  - Quelles politiques économiques ? [p166-186]

Notions

Demande globale : Il s'agit de la somme des demandes de consommation finale (ménages, administrations publiques), d'investissement et des exportations (demande extérieure).

Inflation : Augmentation généralisée et continue des prix.

Chômage : Situation du marché du travail dans laquelle l'offre de travail (qui émane des travailleurs) est supérieure à la demande de travail (qui émane des employeurs).
Au-delà de cette logique de marché, la situation d'un individu sera une situation de chômage si un certain nombre de critères sont remplis. Deux définitions sont alors en vigueur pour ce terme :
Selon la définition du Bureau International du Travail (BIT) qui est utilisée par l'INSEE en France lors de ses enquêtes Emploi et qui permet d'effectuer des comparaisons internationales. Elle comprend quatre critères :
être en âge de travailler, c'est à dire avoir 15 ans ou plus
être sans emploi, c'est à dire ne pas avoir travaillé, ne serait-ce qu'une heure, durant une semaine de référence (la semaine de l'enquête)
être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours
avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois

Déséquilibre extérieur : Situation dans laquelle les exportations ne sont pas égales aux importations.
Le déséquilibre peut être celui de la balance commerciale (échanges de biens), de la balance des échanges de biens et services, de la balance des transactions courantes (échanges de biens et de services, échanges de revenus et transferts courants).
Lorsque les exportations sont supérieures aux importations, on parle d'excédent.
Lorsque les importations sont supérieures aux exportations, on parle de déficit.

Politique budgétaire : Politique économique qui passe par la modification du budget de l'État pour atteindre ses objectifs. On peut jouer sur les recettes du budget et/ou sur les dépenses budgétaires. Les objectifs peuvent être :
*de relancer la croissance économique lorsqu'elle s'essouffle. On choisira alors d'augmenter les dépenses publiques et/ou de réduire les prélèvements obligatoires, quitte à creuser le déficit budgétaire;
*de ralentir la croissance économique lorsqu'il y a un emballement de celle-ci. On choisira alors de réduire les dépenses publiques (ou de limiter leur évolution) et/ou d'augmenter les prélèvements obligatoires;
*de réduire la dette publique et le déficit du budget de l'État. Les méthodes mises en oeuvre seront les mêmes que pour l'objectif précédent.

Politique monétaire : Politique visant à contrôler la création de monnaie. Cette politique est menée par la banque centrale et peut avoir les objectifs suivants :
*limiter la création monétaire. Il faudra pour cela limiter l'offre de monnaie banque centrale sur le marché monétaire et augmenter le taux d'intérêt directeur;
*stimuler la création monétaire. Il faudra pour cela augmenter l'offre de monnaie banque centrale sur le marché monétaire et réduire le taux d'intérêt directeur;
*éviter les faillites bancaires. La banque centrale joue alors son rôle de prêteur en dernier ressort. Les méthodes mises en oeuvre seront les mêmes que pour l'objectif précédent.


https://learningapps.org/watch?v=pp6vkkrqa18

 

Faut-il réduire les dépenses publiques ?

par Mathis Plunian (2018)

Débat sur la nécessité ou non de réduire les dépenses publiques en France en 2018, par Marius James (1ES2)



6 - Comment l’État Providence contribue-t-il à la cohésion sociale ? [p308-314]

Notions

Solidarité : Lien d'engagement et de dépendance réciproque entre des individus ou des groupes. Cet engagement est surtout moral et implique un sentiment de responsabilité. Il conduit les individus ou les groupes à agir comme s'ils étaient directement confrontés aux problèmes des autres.
Cette solidarité est à la base de toute cohésion sociale.

Désaffiliation : Terme forgé par le sociologue français Robert Castel et qui désigne le processus de passage de l'intégration sociale à l'exclusion sociale. Ce processus se caractérise par un affaiblissement des liens sociaux dû à la perte d'emploi, aux ruptures familiales notamment.

Disqualification sociale : Terme forgé par le sociologue français Serge Paugam et qui désigne le "processus d'affaiblissement ou de rupture des liens de l'individu à la société au sens de la perte de la protection et de la reconnaissance sociales. L'homme socialement disqualifié est à la fois vulnérable face à l'avenir et accablé par le poids du regard négatif qu'autrui porte sur lui".

État Providence :

*au sens large : désigne un État qui intervient dans les domaines économique et social, au-delà de son rôle d'État-gendarme
*au sens étroit : désigne uniquement les interventions sociales de l'État par l'intermédiaire du système de protection sociale.

Etat-gendarme : État dont les interventions se limitent à la sécurité intérieure et extérieure de la nation : défense, police, justice. On inclut fréquemment l'éducation à ces fonctions régaliennes de l'État.



7 - Comment un phénomène social devient-il un problème public ? [p316-328]

Notions

Agenda politique : Ensemble des problèmes publics faisant l'objet d'un traitement de la part des pouvoirs publics : débat public et:ou action publique.

Action publique : Action menée par les pouvoirs publics.