Chapitre 1. Comment crée-t-on des richesses et comment les mesure-t-on ? 

1. Comment analyser la diversité des producteurs et des productions ? 

a. Production marchande et non marchande

b. Entreprises, administrations et Économie sociale et solidaire

2. Comment produire et mesurer la production ? 

a.La production résulte de la combinaison de travail, de capital, de technologie et de ressources naturelles

b. On mesure la richesse créée par la valeurs ajoutée

3. Que mesure le PIB et que ne mesure-t-il pas ? 

a. Le PIB Correspond à la somme des valeurs ajoutées

b. La variation du PIB Mesure la croissance économique

c. Ce que le PIB ce mesure pas

4. Comment le PIB a-t-il évolué dans le monde sur le long terme ? 

a. Comment évolue le PIB depuis 2000 ans

b. Perspectives ? 

Je m'auto-évalue : je sais

  • donner des exemples de la diversité des producteurs (entreprises, administrations, économie sociale et solidaire) et connaître la distinction entre production marchande et non marchande.
  • que la production résulte de la combinaison de travail, de capital, de technologie et de ressources naturelles.
  • définir, calculer et lire les principaux indicateurs de création de richesses de l’entreprise (chiffre d’affaires, valeur ajoutée, bénéfice).
  • que le PIB correspond à la somme des valeurs ajoutées.
  • que la croissance économique est la variation du PIB.  Savoir faire : taux de variation / coefficient multiplicateur. / indice
  • décrire les grandes tendances mondiales de la croissance économique sur plusieurs siècles.
  • montrer que le PIB est un indicateur global qui ne rend pas compte des inégalités de revenus.
  • décrire les principales limites écologiques de la croissance.

 

Entraînez-vous à lire et classer des données statistiques

La répartition des richesses dans les faits (France)

  • L’épargne moyenne par ménage varie de 7 % des revenus à 28 %, selon que l’on appartient aux 20 % les plus pauvres ou au 20 % les plus riches. Un phénomène qui génère d’autres inégalités en termes de capacité à se représenter sereinement l’avenir ou à se constituer un patrimoine.
  • Le patrimoine net médian s’élève à 114 000 euros en France, mais celui des ouvriers non qualifiés est de 16 400 euros quand celui des cadres est de 205 000 euros. Les inégalités de patrimoine se creusent aussi avec l’âge.
  • Un tiers des héritages reçus s’élèvent à moins de 8 000 euros. En moyenne, 15 % dépassent les 100 000 euros. Un chiffre qui tombe à 5,6 % pour les ouvriers non-qualifiés.
  • Le patrimoine des cadres supérieurs est sept fois plus élevé que celui des employés ou des ouvriers : 214 000 euros contre 30 000 euros. Les inégalités de patrimoine entre milieux sociaux sont plus importantes que celles liées aux revenus.
Source : inegalites.org
Source : inegalites.org

La redistribution est-elle efficace en France ?

Entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités

Quel diagnostic portez-vous sur les aides sociales : permettent-elles vraiment de sortir de la pauvreté et de s’insérer dans la société ?

Eric Maurin : "Les statistiques publiques dans ce domaine disent que notre système est l’un des plus performants au monde pour éviter que les gens se retrouvent à la rue. Le taux de pauvreté des familles monoparentales avant redistribution est supérieur à 40 %, et est réduit à 20 % après redistribution. C’est encore beaucoup trop mais ça évite que des enfants se retrouvent à la rue. Dans le système français, on en a pour notre argent par rapport à d’autres systèmes, contrairement à ce que l’on peut dire. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a rien qui dysfonctionne et qu’on ne peut pas faire certaines économies. Par exemple, on donne des allocations logement à des enfants dont les parents sont très riches. Mais on ne donne pas d’allocation à des jeunes de 18 ans qui n’ont pas fait d’études et n’ont pas droit à un minimum social. Que ce soit en haut ou en bas, il y a toujours des tricheurs dans une société donnée. Les pauvres ne sont ni mieux ni moins bons que les plus riches. Alors arrêtons de montrer du doigt les uns ou les autres. Notre système d’allocations nous permet aujourd’hui d’être le grand pays d’Europe où le taux de pauvreté est le plus faible."

Le problème, c'est que les "dépenses contraintes" ne cessent d'augmenter.

définition : les "dépenses contraintes", appelées aussi dépenses fixes ou dépenses pré-engagées, sont difficilement négociables à court terme car elles ont un  caractère obligatoire du fait de la loi (impôt, assurance…) ou découlent de la signature d’un contrat (loyer, abonnement téléphonique, factures d’eau, services financiers…) - Source : lafinancepourtous

 

Source : Alternatives Economiques
Source : Alternatives Economiques

"En s’appuyant sur l’enquête Budget de famille 2011, Michèle Lelièvre et Nathan Rémila montrent que les dépenses préengagées représentent en moyenne 30 % du revenu disponible, avec de fortes variations selon le niveau de vie. Cette part s’élève en effet à 23 % au sein des 25 % des ménages les plus aisés, mais elle atteint 61 % pour ceux vivant sous le seuil de pauvreté (977 euros en 2011). Quelle que soit la catégorie sociale, les familles monoparentales sont souvent celles dont le budget est le plus contraint."

Une fois qu'on a compris ce qui relie VA --> revenu disponible --> consommation + épargne, on peut passer au niveau de la macroéconomie :

La macroéconomie a pour objet l'étude des grandeurs globales d'une économie : production, investissement, consommation, taux de chômage, inflation...

Ces grandeurs globales, dont les médias abondent chaque jour, permettent de mesurer les performances moyennes d'une économie, en termes de croissance, d'emploi, de pouvoir d'achat, etc.

Source : Encyclopédie Universalis

 

Eco 1-4  Grands équilibres économiques


Les opérations sur les biens et les services sont liées par une relation d'équilibre entre ressources et emplois.

En effet, au cours d'une période donnée, le total des ressources pour un produit (bien ou service) est nécessairement égal au total des emplois (ses utilisations). La variation des stocks permet l'ajustement dans le temps de l'offre (ressources) et de la demande (emplois).

 

L'équilibre entre ressources et emplois pour un produit donné s'écrit ainsi :

PIB + M = C + FBCF + var.St + X

*

RESSOURCES / OFFRE GLOBALE

Production + Importations 

=

EMPLOIS / DEMANDE GLOBALE

[Consommation intermédiaire + Dépenses de consommation finale] + Formation brute de capital fixe + Variations de stocks + Exportations

On isole parfois les dépenses publiques [G] de la consommation finale des ménages [C], l'égalité ressources = emplois devient alors :

 

PIB + M = C + G + I + X +ΔStocks (+ ou -)

 

 

Cette façon d'observer l'économie française permet d'obtenir un tableau de bord de l'économie française,

comme sur l'excellente page data de la revue Alternatives Économiques

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statistiques-égalité ressources emplois
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Représenter les grands (dés)équilibres économiques avec le carré magique de N. Kaldor

  • Allez sur le générateur de carrés magiques
  • Retrouvez les carrés magiques
  • pour l'Allemagne /  France / Grèce / États-Unis / Chine
  • pour les années 1980 et 2016
  • Faites une copie d'écran et reporter cette image sur un document texte
  • Déposer ce document dans l'espace partagé de la classe. Indiquez votre nom sur ce document. 
  • préparation de l'AEI pour l'EC3 : raisonnement argumenté sur la base d'un dossier documentaire. Illustration = infos tirées du doc

Mémoriser les notions de la 3ème partie avec les jeux de cartes de Gurunes :